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25
Avr

Plagiocéphalies, arrêtez de caler ma tête

Plagiocéphalies,

les cales, le monde de l’illusion et de la réassurance.

1ère partie

 « Si la tête est dans l’axe, tout va bien »

Les systèmes de cales maintiennent artificiellement la tête du bébé dans l’axe. Cette position normative de la tête (ou du corps) bien droit apporte curieusement une grande réassurance aux parents. Ils sont heureux de pouvoir communiquer les yeux dans les yeux de leur bébé.

Qu’en est-il de l’efficacité des cales sur la normalisation de la forme du crâne et les plagiocéphalies?

Les principaux effets recherchés par les systèmes de cales sont de tenter de fixer la position de la tête dans l’axe, d’empêcher ou limiter ses mouvements et de changer la zone d’appui postérieure du crâne.

Nous avons défini schématiquement décris trois sortes de calage.

Le calage strict,

Il bloque entre deux cales latérales la tête dans l’axe comme entre deux livres.

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17
Avr

plagiocéphalie posturale postérieure

Journée mondiale des plagiocéphalies et autres déformations 2016

6e article de la série : les plagiocéphalies principes mécaniques

Reconnaitre la plagiocéphalie Posturale Postérieure Post naissance ou Plachycéphalie.

Il y a 10 ans, les pédiatres suisses parlaient de véritable épidémie survenue avec les recommandations de couchage des bébés sur le dos. C’est la forme de plagiocéphalie la plus répandue.

Il existe une maquette physiologique crânienne asymétrique à la naissance très peu visuelle pour le néophyte. Cela donnera un côté de rotation préférentielle. La zone d’appui ne s’aplatira sous le propre poids du crâne du bébé que si les conditions environnementales de couchage en favorisent l’expression.

  • La formation de cette plagiocéphalie est sous dépendance des conditions de couchage après la naissance. Immobilité relative dans une position unique de repos de la tête, limitation de la mobilité de la tête, tête surélevée mise en flexion, forme et qualité physique du support, existence d’un ressort corporelle qui se tend ou se détend en fonction de la position de la tête.
  • Elle n’est pas visible à 5 jours après la naissance mais sous l’effet de la gravité, le processus de déformation sous jacente de l’architecture globale du crâne a commencée.
  • Elle ne devient visuelle qu’à partir de la 8e semaine. Ce qui explique pourquoi les bébés n profitent pas des moyens de prévention et d’un traitement précoce.

Sa forme a des caractéristiques parfaitement identifiables.

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14
Avr

2 FAMILLES DE PLAGIOCEPHALIES ET CHIGNONS

 

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

5 e article de la série les plagiocéphalies principes mécaniques

Différentier les plagiocéphalies mieux les connaître, mieux les prévenir et les traiter.

Les chignons

Notre objectif est de mettre en œuvre une prévention et une thérapeutique adaptées à chaque cas de plagiocéphalies. Il existe des plagiocéphalies très différentes. Il est important de savoir les différentier et pouvoir établir leur identité. Pour cela nous avons commencé à établir des tableaux cliniques.

Ces tableaux listent : les origines, les éventuels moyens de prévention, les mesures utiles d’aménagement de l’environnement, les cas où le repositionnement sera possible et efficace, les traitements adaptés, les évolutions que les parents sont en mesure d’attendre et à quels moments, les éventuels effets secondaires futurs. Pour dresser un bilan complet, ces caractéristiques doivent être mise en relation avec l’âge du bébé et l’amplitude de la déformation.

Tous ces éléments techniques permettent d’établir un dialogue plus efficace entre les professionnels de santé.

Elle permet aussi de répondre dans un langage compréhensible aux questions légitimes des parents. C’est la meilleure façon de les responsabiliser pour faire ce qu’au quotidien, ils sont les seuls à pouvoir faire.

Ce dessin montre des localisations différentes de ce que nous appelons  « le chignon » .

formes globales ou platitude

formes globales ou platitude

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12
Avr

#2 TRANSAT, COSY, COCON, POUF ET PLAGIOCEPHALIE

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

4e article de la série plagiocéphalie :

Analyse du transat, du cosy, du cocon, du pouf.

Dans un transat.

position du corps fermée à gauche

position du corps fermée à gauche

Il est très fréquent de constater qu’un nouveau-né, avec l’inclinaison du dossier, a le corps qui sous son propre poids (effet de la gravité) se tasse de plus en plus, la tête est penchée et tombe sour le côté. Cette position met exactement la tête du bébé dans une position très favorable pour un aplatissement.

 

 

Dans le cosy.

position tête dans le cosy

position tête dans le cosy

Il n’est adapté que pour assurer au mieux la sécurité des bébés lors des  transports en voiture. Il ne devrait donc être utilisé que durant les voyages en voiture. Cependant il faut rajouter à cette durée d’usage au moins les poses entre les voyages. Il comprime et fige le corps du bébé. La tête est mise en rotation/inclinaison/flexion selon la forme du crâne et l’espace libre entre les cales latérales.

 

Dans le cocon. 

publicité cocoonababyIl se définit comme un couchage, le premier a être commercialisé avec une forme couchée, enveloppante. Il serait la réplique d’un couchage médicalisé, adapté pour certains grands prématurés. Symboliquement, il est très séduisant avec sa forme en oeuf et son look cocooning. Mais en fait, c’est une demi coquille fermée à l’espace limité, enrobée de mousse réactible. C’est malheureusement, la forme de couchage qui quand le bébé grandit, impose très rapidement une plus grande flexion puis torsion de la tête sur le côté et une compression de tout le corps en position regroupée.

Dans ces trois cas, nous constatons lors des traitements que si ces positions de couchage sont maintenues assez longtemps, elles peuvent favoriser la formation d’une plagiocéphalie posturale postérieure post naissance. Nous reconnaissons facilement à la localisation des zones plates le mode de couchage.

Regardez sur les différentes photos précédentes, la position de la tête et la localisation de l’appui postérieur de la tête.

Le pouf 

Il est très à la mode. Ce n’est pas un mode de couchage mais il doit aussi être analysé car très souvent utilisé précocement et durant des périodes assez longues. Le bébé est posé sur support plutôt mou, ce qui serait plutôt positif pour réduire les forces gravitationnelles déformantes. Cependant, ce qui peut apparaître comme un avantage, pose deux problèmes importants.

Le premier problème est dû au support qui est fuyant, trop souple à cause de la mobilité des petites boules de polyester. Les prises d’appui nécessaires pour bouger ne peuvent se faire correctement, le bébé a tendance à réduire sa mobilité et rester très passif dans son couchage.

D’autre part, le nouveau-né risque de garder et figer sa posture générale, il va reproduire ses schémas posturaux initiés durant la période fœtale et éventuellement modifiés et fixés par le modelage de la naissance.  Chaque volume du corps s’articule avec les voisins en compression ou étirement donnant un aspect visuel global du corps en fermeture sur un côté ou en boule ou en compression globale par ex.

C’est ce que nous appelons « la posture primitive ». Elle est très probablement une des causes principales du ressort corporel évoqué dans la rotation préférentielle de la tête.

Dans le coussin de grossesse 

coussin de grossesse

coussin de grossesse

Ce couchage pose les mêmes problèmes que le pouf, mais la souplesse du support est plus importante . Les paramètres de compression et d(immobilité sont majorés!

Regardez dans ce cas, la position de la tête qui est très en compression (grenouille),  les compressions locales et globale et bien sûr la posture primitive du bébé sont favorisées.

Mais le jour où maman est fatiguée, elle sait que son bébé va bien dormir et qu’elle  pourra un peu se reposer.

Question du jour :

Pourquoi mon bébé dort bien quand il est dans son cosy ou son transat?

La position proposée rassure la plupart des nouveau-nés. Le corps est en flexion, en regroupement et souvent en compression sur lui même. Cette position confortable pour le bébé permet souvent un meilleur sommeil.

Il est facile de constater qu’une gestuelle réduite du bébé a sur lui un effet de détente. Au contraire, des mouvements anarchiques surtout au niveau des bras, renforcent son excitation et parasitent les phases d’endormissement. Les coques, les cocons ou les transats proposent un espace limité ou préformé qui modèle la position du bébé et entraîne cette réduction de la gestuelle. L’emmaillotage procède aussi de cette manière.

Dans ces situations, les bébés ont un sommeil dit “de contact”.

lien internet : sommeil de contact

Le bébé dort mieux, plus longtemps et pleurs moins souvent.

Le désir de réduire les périodes de pleurs est souvent prioritaire et nous fait oublier ce que nous savons sur ces positions qui ne doivent pas être maintenues trop longtemps et qui sont contraignantes, pour la digestion, la respiration et la posture.

Il existe d’autre part, une sorte de piège comportemental pour les parents car comme le bébé est plus calme et son endormissement et son sommeil plus facile, il est tentant de le mettre de plus en plus souvent et longtemps dans ce type de couchage “tupperwear”.

5e article de la série les plagiocéphalies : les chignons‎

10
Avr

#1 TRANSAT, COSY, COCON Plagiocéphalie

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

 

3e article de la série les plagiocéphalies

Encore une observation biomécanique simple.

Nous avons séparé cette observation biomécanique des trois premières. Car à présent, la forme du support de la tête n’est plus plate mais inclinée. C’est ce qui se passe lorsque nous posons le bébé dans un cosy, un cocon, un transat, un pouf ou si nous glissons un oreiller, un plan incliné ou un système de cales sous sa tête. Les bébés prennent des positions qui ne sont pas sans rappeler la position fœtale et une évocation des images symboliques de confort, douceur et sécurité.

Mais cette prolongation de la position fœtale, sorte de 4e trimestre de grossesse est elle si bénéfique pour le bébé ? Observons les effets mécaniques et l’intensité des forces qu’impose cette position sur le crâne, les cervicales, les tissus du cou et la posture du corps en général.

Nous avons déjà vu que sur un support plat quand le bébé a la tête dans l’axe, celle-ci est fléchie et projetée en avant. Avec un support incliné, la position va encore plus dépendre de la forme arrière du crâne, la flexion et la projection de la tête sont majorées. (cela se traduit visuellement par le menton qui se rapproche du sternum). Observons cette position.

  • A l’avant, le cou disparaît passivement plus ou moins complétement (c’est l’image de la grenouille sans cou ou du double menton). L’espace du cou est fermé et sous tension.
  • A l’arrière, les forces appliquées au niveau de la zone de contact sont augmentées et les tensions seront majorées dans tous les tissus du cou et du haut du dos.
  • Cette position en flexion plus ou moins forte de la tête a aussi pour conséquence de raccourcir la longueur des muscles qui permettent la rotation de la tête. Ces muscles auront alors d’autant plus de difficulté à être actifs. La tête va rester encore plus immobile.

trois positions tête selon inclinaison du support

A l’évidence, le bébé pour retrouver un peu de confort, va essayer d’échapper à ses sensations désagréables. Il va fuir les tensions d’étirements perçues sur l’arrière de sa nuque. Son unique solution est de se mettre passivement en position de rotation sur un côté et d’inclinaison de l’autre côté. Mais cela n’est pas sans créer des effets secondaires. Les tissus digestifs et respiratoires de la partie antérieure du cou seront en torsion. Durant les phases de sommeil, le bébé plus hypotonique, risque de laisser passivement retomber sa tête en avant.

Surtout, cette position est celle qui favorise exactement l’aplatissement de la partie arrière latérale du crâne que nous retrouvons dans la plagiocéphalies posturales post naissance.

Dans la photo ci dessous. Vous pouvez observer dans un cosy la position de tête de deux jumeaux. Celui de droite à un crâne beaucoup plus long, ils ont chacun cherché une position confortable entre les cales latérales.

jumeaux aux crânes différents

jumeaux aux crânes différents

Réponse à la question du jour : 

Mon bébé aime toujours être en boule? Est ce que cela peut être gênant.

Durant les premières semaines, il est tout à fait normal qu’un bébé garde une position qui soit le prolongement de celles de la vie foetale, en flexion et regroupement. Retrouver ses références posturales sécurise et rassure le bébé confronté à la gravité depuis sa naissance.

Cependant cette forme générale du corps et de la tête ne nous renseigne pas sur la liberté de mouvement du bébé pour pouvoir adopter des positions adaptées ou imposées par ses nouvelles conditions de vie. Schématiquement, le corps du nouveau-né est constitué d’une somme de volumes articulés les uns aux autres (une sorte de bibendum Michelin). Cette somme de ballons va subir pendant la grossesse ou lors de l’accouchement des contraintes mécaniques d’étirement, de compression, de cisaillement. Ces forces  douces ou fortes vont laisser dans le corps différentes empreintes tissulaires.

Le nouveau-né va devoir lutter contre la gravité qui le plaque au sol et contre certaines positions qui créent des tensions musculaires, certains mouvements seront difficiles à réaliser.

Beaucoup de bébés supporteront très mal la position couchée à plat car leur corps sous les effets de la gravité devra obligatoirement s’ouvrir et cela créera des tensions désagréables. Lorsque nous trouvons la zone lombaire pliée sur elle même, il est possible que le bébé présente une constipation. Si le bébé a un problème de succion, il est très fréquent de trouver une compression entre le crâne, le cou et le thorax. Le bébé a un cou de grenouille. Si la tête ne peut se fléchir sur le cou, cela rendra la position de sommeil désagréable si le support est surélevée comme dans un transat.

Le bassin comprimé sur le bas du dos  ne s’enroulera pas et pourra perturber ou retarder l’acquisition du retournement sur le ventre. Le corps figé en forme de virgule crée une tension sur la tête et favorisera un allaitement facile sur un sein du côté fermé et rendra difficile celui-ci sur l’autre sein. La tension globale du corps comprimé en boule dans un utérus trop tonique augmentera le seuil de réactivité du bébé, il pleurera beaucoup plus facilement et fréquemment.

image accordéon

Nous ne pourrons pas ouvrir, fermer mettre en rotation le corps comme lorsque nous jouons d’un accordéon.

Nous pourrions décliner une longue liste de limitations de mouvements qui peuvent avoir un effet sur la qualité de vie et de confort du bébé.

Le bébé est souvent naturellement en position foetale mais il doit pouvoir être libre de fermer ou ouvrir son corps, de s’allonger etc. Tous ces mouvements doivent être testés, s’ils sont limités ou asymétriques, il faut les corriger. La modification de mobilité du corps du bébé doit être visuelle pour les parents au cours de la séance.

4e article de la série. #2 Suite article transat,cosy, cocon, pouf.

 

 

06
Avr

Plagiocéphalies = Tête toujours immobile?

La journée mondiale de la plagiocéphalie 2016

Article n°2 de la série plagiocéphalies: 

Plagiocéphalies : Les constats mécaniques

Quelques observations très simples, sur des principes mécaniques qui nous ont aidé à comprendre la posture (prise de position statique) et la liberté de mouvement (très réduite) de la tête du bébé quand il est couché à plat, sur le dos.

Le nouveau-né doit, ne peut et ne veut pas lutter contre la gravité.

Trois images schématiques

  • Rôles de la forme de la tête et de sa position par rapport au corps. Image du chignon.

 

La forme de la tête des nouveau-nés est généralement assez longue. La longueur arrière du crâne est relativement plus importante que celle de la partie antérieure avec la face.

A ceci s’ajoute le fait que le volume de la tête est en arrière relativement à la position du dos. (La nuque n’a physiologiquement aucune courbure puisque celle-ci sera acquise avec la posture debout).

Ces deux constats nous amènent à dire que le bébé a une forme de crâne qui serait comparable à celle d’un adulte avec un chignon à l’arrière et qu’il devra bouger sa tête avec cette forme particulière.

analogie dans la longueur

analogie dans la longueur

 

Pour avoir une meilleure compréhension,

plagiocéphalies la ligne du dos coupe l'arrière tête.

la ligne du dos coupe l’arrière tête.

il suffit de coucher sur le côté le nouveau-né, dans sa position naturelle. Vous constatez immédiatement et toujours que l’arrière de sa tête dépasse très largement la ligne de son dos.

 

 

 

Quand vous le remettez sur le dos, la tête dans l’axe est obligée de s’aligner sur la partie arrière du dos, elle doit avancer, elle est projetée en avant et se fléchie obligatoirement sur le cou.

 

plagiocéphalies tete projetee en avant

tête projetée en avant par sa forme arrière

Visualisez maintenant, une femme qui a un gros chignon à l’arrière de son crâne. Elle est assise dans un siège de TGV. Sa tête sera obligatoirement projetée en avant et fléchie. Pour obtenir stabilité et confort, elle mettra le chignon sur un côté, la tête en rotation. Le bébé couché vit exactement la même situation.

  • Recherche de stabilité et image de l’oeuf vertical.

Si vous posez un œuf vertical, il y a très peu de chance qu’il puisse rester dans cette position. Il va basculer sur le côté car cette position sera statique et stable.

Par contre, si on pouvait aplatir la base de l’œuf, celui-ci pourrait rester vertical sa surface de contact avec le sol serait suffisamment large pour permettre un équilibre statique, plus stable. La tête du bébé quand elle est dans l’axe ne partage qu’une toute petite surface de contact avec le matelas. Cette position est très instable, difficile à maintenir. Il préfère la laisser rouler sur le côté.

  • Un handicap mécanique qui réduit l’amplitude du mouvement (film du marteau)

Nous avons vu comment le placement de la tête du bébé sur le côté, lui est imposé pour résoudre des problèmes de stabilité et de confort. Maintenant, pourquoi ne peut il pas facilement la tourner, en fait la faire rouler et glisser vers l’autre côté ?

La forme arrière de son crâne est un véritable handicap mécanique qui lui impose un véritable effort dans la rotation vers le côté opposé. Il doit faire rouler et glisser sa tête, tout en la faisant monter pour esquiver la forme de chignon. L’appétence pour regarder de l’autre côté est rarement suffisante pour que le bébé est envie de réaliser ce mouvement complexe qui demande énergie et coordination motrice. Le conseil de la stimulation sensorielle est presque toujours inadapté dans les premières semaines.

Sur le petit film vous pouvez voir ce qui se passe mécaniquement avec l’analogie du mouvement de rotation d’un marteau en appui sur sa partie postérieure lorsqu’il passe d’un côté à l’autre et la force que cela demande pour monter et se mettre dans l’axe.

NB : le mouvement de glissement est absent mais cela ne change pas la démonstration.

 

Question du jour n°2.

On m’a dit de repositionner la tête de mon bébé de l’autre côté, le plus souvent possible. Pourquoi cela ne marche pas?

  • La rotation préférentielle peut être uniquement due à une cause biomécanique.

A l’arrière du crâne, il existe une partie plate décalée par rapport à l’axe central. Le bébé se pose sur elle et a naturellement le visage qui regarde sur un côté.

plagiocéphalies forme globale en banane convexe à gauche

forme globale en banane convexe à gauche

C’est  la forme globale de la tête est asymétrique, Il n’existe pas forcément de partie plate à l’arrière crâne.

Nous observerons toujours la même réponse du bébé qui recherche une position statique. Il la trouve sur le côté. L’adoption de cette position est d’autant plus adaptée qu’elle apporte une perception de grand confort au bébé.

 

  • Nous pouvons aussi trouver une cause plus physiologique qui peut exister de façon isolée mais elle est le plus fréquemment associée à la cause biomécanique. Il existe dans le corps du bébé une sorte de ressort, une tension tissulaire contraignante qui ne peut se détendre que par la rotation de la tête vers un côté.

Si la tête est tournée du côté opposé, la tension augmente et peut devenir désagréable ce que le bébé va bien sûr tenter d’éviter.

Ces deux causes ensembles entraînent ce que nous appelons couramment la rotation préférentielle de la tête. Si l’asymétrie du crâne est très forte ou si le ressort est très puissant, cela explique pourquoi dans certains cas, le repositionnement de la tête du côté opposé est totalement inefficace, voué à l’échec.

Le repositionnement est désagréable, inconfortable, perturbant. Dès que la tête est posée sur l’autre côté, le bébé s’empresse de la replacer du bon côté.

Nous aimerions partager « l’optimisme » de ceux qui préconisent uniquement le repositionnement systématique de la tête du côté opposé.

La réduction de la tension de ce ressort est un des objectifs thérapeutiques obligatoires pour un traitement efficace des plagiocéphalies. La nature du ressort demanderait un article à lui tout seul.

3e article de la série des plagiocéphalies 

Encore de la mécanique : Plagiocéphalie et tête surélevée par un support incliné.

03
Avr

Plagiocéphalies préventions et traitements


4 avril 2016 Journée mondiale des plagiocéphalies

Comment se forme les plagiocéphalies. Quelques éléments de compréhension.

 Les plagiocéphalies au pluriel.

Article n°1 de la série les plagiocéphalies et principes mécaniques.

Lorsque nous proposons au bébé couché sur le dos, une véritable liberté et spontanéité de mouvements de sa tête durant cette période critique des deux premiers mois. Nous ne pouvons que constater qu’en absence de déformation de l’arrière crâne à la naissance. Le bébé ne développera pas de plagiocéphalie.

Toute notre démarche reflète les principes qui fondent l’ostéopathie.

Par ailleurs, nous restons persuadés qu’il vaut mieux éviter la création de la déformation plutôt que de tenter de la corriger au mieux.

Pour expliquer les déformations du crâne après la naissance, l’hypothèse de l’immobilité de la tête en appui sur une même zone, sur un support sans souplesse, durant une période assez longue est le facteur mécanique le plus facilement identifiable. Cette relative immobilité de la tête est la conséquence mécanique directe du couchage exclusif à plat, sur le dos. Nous savons que chez les nouveau-nés, c’est l’ensemble du crâne encore très malléable qui peut se déformer sous son propre poids.

A priori, tous les bébés mis dans des conditions de vie similaires, seraient susceptibles de subir une déformation. Pourtant ce n’est pas le cas, nous reviendrons sur ce constat et les conséquences que cela implique pour la mise en oeuvre de moyens de prévention et de thérapeutiques adaptées.

D’autre part, il n’existe pas une plagiocéphalie (ou sorte de tête plate) mais bien des plagiocéphalies très différentes. La plagiocéphalie posturale post naissance (P.P.P.) est souvent mal définie et confondue avec d’autres types de plagiocéphalie.

Cela entraîne des interprétations erronées et des confusions sur l’adaptation des mesures de maternage et les traitements proposés. Mais cela invalide aussi la plus part des recherches sur le sujet et leurs résultats et la réalité des éventuels risques secondaires associées à ces plagiocéphalies.

Le nouveau-né, après sa naissance possède une compétence très réduite pour stabiliser et mobiliser sa tête. Son immaturité neuro musculaire et son hypotonicité posturale expliquent une partie de ce phénomène, mais cela n’est pas suffisant.

 

Nos recherches depuis 1997, nous ont permis de proposer des solutions environnementales simples et efficaces de prévention et de traitements des plagiocéphalies dont l’utilisation de couchages adaptés.

20 ans plus tard, nos résultats valident le rôle fondamental de l’immobilité dans le processus de déformation/modelage dans les P.P.P. Tout se joue durant les 8 premières semaines après la naissance, ce n’est qu’après ce laps de temps que cela deviendra visuel pour les parents et qu’ils vont commencer à chercher des conseils et des solutions!

 

La question du jour.  

Pourquoi mon bébé a t’il toujours la tête sur le côté? Que recherche le bébé ?

Il existe deux causes qui se conjuguent le plus souvent.

La première est purement mécanique. Le bébé recherche en priorité à poser sa tête sans faire le moindre effort. C’est donc la stabilité qui va être son critère prioritaire. Il va choisir la zone ou surface de contact avec le matelas qui sera la plus large ou plate. Cette position est statique, maintenue passivement mais recherchée activement pour la sensation de confort qu’elle apporte.

La position de la tête dépend des formes du matelas et de son arrière tête.

Il n’existe que deux cas de figure.

  • La tête est toujours posée en rotation sur le côté, c’est la forme du crâne qui est la plus stable.
  • La tête est toujours dans l’axe et ne tourne pas (ou un peu sur un côté), cela correspond aux bébés qui ont un crâne très large à l’arrière et plus ou moins plat (cette forme est appelée brachycéphale).

Articles n°2 : les constats biomécaniques et illustrations

 

13
Oct

Le Bibed est primé au salon Babycool 2015

Prix sécurité et confort de Parole de maman

Prix sécurité et confort de Parole de maman

UN PRIX POUR LE BIBED

La revue Parole de Maman est une revue indépendante qui donne la parole à des blogueuses.

Elle a décerné le prix sécurité et confort au Bibed lors du salon professionnel Babycool 2015 à Paris!

16
Sep

Adieu les coliques, apprendre à donner le biberon

 

Il est des gestes qui semblent si évidents que cela apparaît superflu et surprenant d’en faire un article.

De plus le sujet n’est vraiment pas à la mode. Il n’est donc pas surprenant de constater l’absence complète de mode d’emploi, hors les classiques et
éternels conseils de lavage des mains, d’inclinaison du biberon ou de la nécessité de faire un rôt.

Ce premier article explique le pourquoi.

Un deuxième article explique la méthode.

Un troisième article propose un film sur la manière de donner le biberon.


Pourtant, « un biberon bien donné » a le pouvoir de réduire naturellement les petits troubles des bébés et leurs pleurs.

La manière de réaliser ce petit geste de rien peut à lui seul améliorer très nettement les conditions de vie de bébé et (celles de ses parents).

Une maman qui a choisi ou doit donner le biberon, a de très grande chance d’expérimenter : la ronde des essais pour dénicher la perle rare dans toutes les tétines, dites physiologiques, mais aussi de faire la course aux laits spécifiques, au breuvage magique.


N’y aurait il pas un chemin plus facile pour atteindre le Graal ?

Essayez d’oublier un instant les tétines et les laits et focalisons nous sur la manière de donner le biberon.

Chers parents, grâce à quelques conseils très simples vous allez acquérir le pouvoir d’améliorer l’alimentation de vos bébés et par là même d’atténuer : le fatalisme des gaz, le cauchemar des coliques et des reflux et le désespoir des pleurs de votre nouveau-né.
Depuis des années, les très nombreux parents qui ont suivi nos conseils ont pu voir leurs efforts récompensés et ont constaté chez leur bébé une nette amélioration de la qualité de vie.

La quantité de gaz est souvent estimée grâce aux émissions sonores de gaz ou rôts mais en fait, elle est toujours sous estimée. Il suffit pout cela de simplement tester le caractère rebondissant du ventre qui est dans une sorte de sur gonflage.

Ces gaz sont très perturbants pour la vie des jeunes bébés, l’endormissement est plus difficile et le sommeil plus fragile, les sensations viscérales sont exacerbées et très désagréables voire douloureuses.

Les nourrissons poussent pour les évacuer sans savoir où est la sortie!
Cela est énervant, ils sont surexcités…et finalement pleurent beaucoup plus.
Alors que dans les rares moments de détente générale, les gaz en profitent pour sortir tout seuls.

Qu’observe t’on généralement?

  •  Le bébé reçoit passivement le biberon qui est glissé et tombe au fond de sa bouche. Il y reste uniquement sous l’effet de son propre poids et grâce à la stabilisation de la main qui le tient par son fond.

Nous croyons tous que le bébé a ainsi naturellement crée une étanchéité sur son biberon et que sa succion est performante assurant un bon transfert du lait. Mais cela est faux et cela crée une cause fondamentale de prise d’air et de ballonnement chez le bébé.

  • Vous pouvez facilement observer que le biberon est totalement immobile dans la bouche et dans la main. Le nouveau-né boit en effectuant un mouvement vertical de succion en pincement ou en ouverture/fermeture des gencives sur la tétine. De profil, le visage se ferme sur la tétine.
  • Le bébé est mis dans une position qui est propice et très similaire à celle qui favorise le sommeil. Sa tête repose dans le pli du coude, sa musculature cervicale est hypotonique. Le corps est totalement détendu.

Tout cela ne le prépare pas vraiment à l’action et à l’effort nécessaires pour se nourrir.

  • Le bébé boit sans effort et la satiété ressemble probablement plus à une sensation de plénitude dûe au remplissage.

 

Rendre le bébé plus actif et présent. Créer les conditions d’une étanchéité réelle et d’une succion beaucoup plus efficace. Adieu les bavettes !!

 

13
Sep

Méthode pour bien donner le biberon

Comment donner le biberon

bib1web

Pour limiter au maximum, la prise d’air et les gaz qui en résultent, nous proposons une méthode qui a prouvé son efficacité. Nous avons constaté qu’il existe un préalable obligatoire à l’action de succion déglutition, c’est la réalisation active par le bébé d’une réelle étanchéité sur la tétine.

Mais le bébé ne peut être actif que si la personne qui lui donne le biberon est active et sollicite en permanence sa participation.
L’action de donner un biberon demande un réel apprentissage si nous voulons faciliter la digestion et les temps de sommeil.

Méthode

Le bébé est dans les bras le corps environ à 45°. Le bébé ne doit pas avoir sa tête totalement poser passivement dans le coude du parent.

La main allongée, à plat soutient le biberon dans son axe long. Cela permet de mieux sentir l’action que l’on va effectuer au début. Le biberon est glissé/déposé dans la bouche du bébé. Puis, la main va impulser un mouvement de retrait du biberon de la bouche qui doit déclencher chez le bébé une réaction, une contre force s’il veut garder le biberon en bouche. Deux solutions se présente à lui : soit créer une aspiration du biberon et par la même une étanchéité sur la partie arrondie de la tétine, soit laisser le biberon lui échapper.

Nous faisons presque tous cela, vers la fin du biberon, nous essayons de faire réagir le bébé pour qu’il finisse les dernières gouttes de lait.

Si le bébé ne réagit pas suffisamment, il faut impérativement prolonger le mouvement jusqu’à sortir complètement le biberon, puis remettre le biberon dans la bouche.

Comment sait on que le bébé boit bien ?

Le biberon est mis en mouvement dans la bouche, cela est perçu dans la main et cela se voit. Il apparaît un mouvement très clair de pénétration dans la bouche qui correspond à l’aspiration du biberon et à la succion/déglutition. Le biberon devient vivant, mobile.

Si nous regardons de profil le bébé qui boit, le mouvement qui était un mouvement de pincement de fermeture sur le biberon s’inverse. La bouche s’ouvre en grand, le menton descend et avance comme si le visage s’allongeait.

Parfois il est même possible de voir que la tête du bébé se décolle de notre coude et va vers le biberon. Nous pouvons solliciter cette action en rendant  l’appui arrière de la tête pour aléatoire. Cf film

 Petit film : pénétration du biberon et ouverture du visage  cliquer sur ce lien pour ouvrir le film  donner le biberon

diminuer les gaz mieux dormir

diminuer les gaz mieux dormir

Diverses remarques

Nous proposons souvent l’image du jeu de tir à la corde. Chacun doit mettre une tension de son côté, la corde ne bouge pas, il n’y a pas de gagnant et parfois on doit un peu relâcher la tension pour recréer une stimulation (bout de la tétine sur le palais).

Idéalement le bavoir devient inutile, il n’y a plus de fuite de lait sur les côtés.

Attention le bébé qui a faim peut dans les toutes premières minutes être actif mais ensuite, il redevient passif et nous ne nous en rendons pas compte. Pour éviter les gaz, il faut rester vigilant et actif pour le faire réagir durant l’intégralité de la têtée.

Vérifier que le biberon lorsqu’il est vertical avec la tétine vers le bas, ne doit  pratiquement pas laisser passer le lait.

Souvent nous parlons de tétine sauteuse ou de bébé qui crache très vite leur tétine en dehors de la bouche. En fait cela signe l’absence d’étanchéité et une tétine qui est poussée dehors par des mouvements de la langue sur la tétine. Si vous tirez un peu sur la tétine le bébé l’aspire pour la garder en bouche et elle ne saute plus!

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