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26
Nov

biberon tutoriel osteopathie

Nous vous présentons trois films qui participent dans notre blog à un tutoriel pour vous aider à améliorer votre manière de donner le biberon.

« En fait il faudrait dire pour que le bébé prenne activement son biberon grâce à vous. »

Parfois l’ostéopathie s’avérera nécessaire pour que le bébé puisse accéder à une bonne succion active.

La mise en pratique de cette méthode pour bien donner activement le biberon peut à elle seule être suffisante pour changer l’ingestion de gaz et les coliques.

oran-outang-biberonMais une séance d’ostéopathie peut être indispensable pour vérifier et corriger la qualité de succion du bébé. Une succion peu performante peut facilement ne pas être reconnue par les parents. La présence de gaz est le symptôme principal pour que cette hypothèse de succion déficiente soit à vérifier. vous trouverez à cette adresse une explication de la méthode

Films biberon

Parfois un petit détail ne permet pas d’obtenir le résultat escompté.

Dans ce premier film vous verrez des mouvements du biberon mais ils signent une mauvaise succion.

 

  • le bébé n’aspire pas son biberon, il n’est pas étanche sur lui. Il pince sa tétine, du lait coule sur le côté de sa bouche.
  • Le biberon bouge mais le mouvement est dû au pincement haut et bas des mandibules.
  • Le biberon n’a aucun mouvement de pénétration dans la bouche.
  • Ensuite vers la fin, il y a un mouvement d’avant en arrière mais en fait c’est le biberon qui est repoussé par la langue vers  l’extérieur.
  • Ce n’est pas une pénétration mais un repousser du biberon.

 

Voici pour comparaison, un film avec un bon mouvement de succion.

Vous pouvez être sûr de votre action quand le biberon devient « vivant ». Le mouvement de pénétration est présent et la dynamique est vers la bouche. Si vous vous mettez sur le côté pour regarder le bébé téter, son menton s’ouvre en grand avec un accent vers le bas (comme si le visage s’allongeait)

 

Encore plus de compréhension, voici une démonstration avec la tétine ou la sucette

Voici un petit film qui montre le jeu de force et de contre force.

La sucette est tirée vers l’extérieur par la main de la maman et le bébé réagit en l’aspirant pour la garder en bouche. Pour la tenir, il crée une dépression intra buccale et une étanchéité. Il obtient ainsi ce qu’il veut une succion sécurisante et calmante.

Maintenant, il vous est facile de  comprendre que les bébés « cracheur de sucette » ou qui « n’aime pas la sucette », sont en fait des nourrissons qui n’arrivent tout simplement pas à la garder en bouche. La tétine n’a aucun poids, elle n’est pas collé à la bouche et est très facilement repoussée dehors par la langue lors des mouvements d’ouverture du pincement (et non de succion/aspiration). Ceci n’a rien à voir avec une succion nutritive ou pas.

 

NB : Nous ne nous intéressons pas dans notre démarche aux multiples systèmes sophistiqués, physiologiques et mercantiles pour éviter l’ingestion d’air due à la prise de biberon. Le choix des biberons filmés est entièrement dû au hasard. Cependant il est parfois nécessaire de changer le biberon utilisé par les parents.

26
Nov

allaitement succion non étanche

Témoignages mamans, 

 

Depuis une petite dizaine d’années, nous proposons à nos patientes un réaménagement des conditions de la mise au sein afin d’améliorer la qualité de leur allaitement. L’objectif principal est une modification qualitative de la succion de leur bébé pour améliorer directement ou indirectement toutes les fonctions du nourrisson.

Cette méthode bouscule certaines idées sur les pratiques d’allaitement, mais les résultats méritent toute votre curiosité.

L’explication et la mise en place ne demandent que quelques minutes pour qu’une maman expérimente, sente et puisse repartir chez elle plus confiante dans son savoir faire et heureuse de mieux répondre aux besoins de son bébé.

Notre expérience s’appuie sur des centaines de cas depuis 2007. nous avons réalisé des petits films tutoriaux mais l’accompagnement dans l’expérience sensorielle est fondamentale, déterminante et très simple au final

 

Dans notre démarche, les mamans font une expérience sensorielle de la succion de leur bébé. Sentir, voir, entendre une bonne succion efficace, étanche et sécurisante pour le bébé. Elles peuvent très facilement solliciter et guider le bébé pour qu’il puisse mettre en œuvre deux types de succions très différentes dans leurs formes et effets. Elles pourront ainsi se construire un savoir-faire qui s’adapte au mieux à leur projet et à leur capacité d’allaitement.

Pour nous, cette méthode s’intègre parfaitement dans notre démarche ostéopathique, dans notre vision du maternage et répond à la demande des parents.

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03
Mai

plagiocéphalies, les cale bébés latéraux?

Journée mondiale des plagiocéphalies et autres déformations

Série d’articles sur  : les plagiocéphalies et principes mécaniques

Question du jour

Est ce utile d’utiliser un cale bébé latéral?

Les parents et les thérapeutes doivent être conscients que coucher un bébé sur le côté (sans cale) ne signifie pas qu’il est en position « latérale de sécurité ».

Il y a un réel risque de retournement sur le ventre chez un certain nombre de nouveau-nés. La flexion des membres positionnés en avant du corps durant les deux premiers mois, n’est pas suffisante et fiable pour croire qu’il ne peut basculer sur le ventre.

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01
Mai

plagiocéphalies Arrêtez de caler ma tête 2

Journée mondiale des plagiocéphalies et autres déformations 2016

2ème partie

Le calage ne ferait il pas partie du monde de l’illusion? Cela n’échappe pas à la vision commune des plagiocéphalies.

Nous imaginons qu’en maintenant ainsi la tête dans l’axe, elle pourrait y rester ensuite sans calage (par magie). La tête est posée comme un œuf dans un coquetier. Malheureusement, si nous enlevons le support, la tête, comme l’œuf va rouler sur le côté pour retrouver une stabilité purement statique.

Le calage a une place très particulière dans l’imaginaire collectif et les représentations culturelles que nous nous faisons des bébés.

plagiocéphalies, encore quelques cales?

Encore quelques cales?

Ce sont des petits êtres fragiles, en porcelaine, petit bijou mis (ou présenté) dans un joli écrin.

Leurs propres mouvements pourraient s’avérer être dangereux pour leur intégrité. Ils doivent être mis dans des espaces limités, clos. Leur environnement doit les préserver d’eux mêmes, de dangers fantasmatiques. Ils doivent être calés de partout. Tout ceci trouve sa justification dans un discours sur le retour à une sécurité foetale et aussi sur la sécurité qui devient une priorité dans le maternage et la société.
Le bébé ne doit pas bouger.

Le bébé est une représentation sociale de ses parents. Il doit être parfait. La présence de n’importe quelles déformations du corps renvoie à l’image de la difformité, à une sorte de tare ! Pourtant, l’asymétrie est une expression commune et naturelle de la vie, il n’existe pas de visages symétriques.Lire la suite

25
Avr

Plagiocéphalies, arrêtez de caler ma tête

Plagiocéphalies,

les cales, le monde de l’illusion et de la réassurance.

1ère partie

 « Si la tête est dans l’axe, tout va bien »

Les systèmes de cales maintiennent artificiellement la tête du bébé dans l’axe. Cette position normative de la tête (ou du corps) bien droit apporte curieusement une grande réassurance aux parents. Ils sont heureux de pouvoir communiquer les yeux dans les yeux de leur bébé.

Qu’en est-il de l’efficacité des cales sur la normalisation de la forme du crâne et les plagiocéphalies?

Les principaux effets recherchés par les systèmes de cales sont de tenter de fixer la position de la tête dans l’axe, d’empêcher ou limiter ses mouvements et de changer la zone d’appui postérieure du crâne.

Nous avons défini schématiquement décris trois sortes de calage.

Le calage strict,

Il bloque entre deux cales latérales la tête dans l’axe comme entre deux livres.

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17
Avr

plagiocéphalie posturale postérieure

Journée mondiale des plagiocéphalies et autres déformations 2016

6e article de la série : les plagiocéphalies principes mécaniques

Reconnaitre la plagiocéphalie Posturale Postérieure Post naissance ou Plachycéphalie.

Il y a 10 ans, les pédiatres suisses parlaient de véritable épidémie survenue avec les recommandations de couchage des bébés sur le dos. C’est la forme de plagiocéphalie la plus répandue.

Il existe une maquette physiologique crânienne asymétrique à la naissance très peu visuelle pour le néophyte. Cela donnera un côté de rotation préférentielle. La zone d’appui ne s’aplatira sous le propre poids du crâne du bébé que si les conditions environnementales de couchage en favorisent l’expression.

  • La formation de cette plagiocéphalie est sous dépendance des conditions de couchage après la naissance. Immobilité relative dans une position unique de repos de la tête, limitation de la mobilité de la tête, tête surélevée mise en flexion, forme et qualité physique du support, existence d’un ressort corporelle qui se tend ou se détend en fonction de la position de la tête.
  • Elle n’est pas visible à 5 jours après la naissance mais sous l’effet de la gravité, le processus de déformation sous jacente de l’architecture globale du crâne a commencée.
  • Elle ne devient visuelle qu’à partir de la 8e semaine. Ce qui explique pourquoi les bébés n profitent pas des moyens de prévention et d’un traitement précoce.

Sa forme a des caractéristiques parfaitement identifiables.

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14
Avr

2 FAMILLES DE PLAGIOCEPHALIES ET CHIGNONS

 

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

5 e article de la série les plagiocéphalies principes mécaniques

Différentier les plagiocéphalies mieux les connaître, mieux les prévenir et les traiter.

Les chignons

Notre objectif est de mettre en œuvre une prévention et une thérapeutique adaptées à chaque cas de plagiocéphalies. Il existe des plagiocéphalies très différentes. Il est important de savoir les différentier et pouvoir établir leur identité. Pour cela nous avons commencé à établir des tableaux cliniques.

Ces tableaux listent : les origines, les éventuels moyens de prévention, les mesures utiles d’aménagement de l’environnement, les cas où le repositionnement sera possible et efficace, les traitements adaptés, les évolutions que les parents sont en mesure d’attendre et à quels moments, les éventuels effets secondaires futurs. Pour dresser un bilan complet, ces caractéristiques doivent être mise en relation avec l’âge du bébé et l’amplitude de la déformation.

Tous ces éléments techniques permettent d’établir un dialogue plus efficace entre les professionnels de santé.

Elle permet aussi de répondre dans un langage compréhensible aux questions légitimes des parents. C’est la meilleure façon de les responsabiliser pour faire ce qu’au quotidien, ils sont les seuls à pouvoir faire.

Ce dessin montre des localisations différentes de ce que nous appelons  « le chignon » .

formes globales ou platitude

formes globales ou platitude

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12
Avr

#2 TRANSAT, COSY, COCON, POUF ET PLAGIOCEPHALIE

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

4e article de la série plagiocéphalie :

Analyse du transat, du cosy, du cocon, du pouf.

Dans un transat.

position du corps fermée à gauche

position du corps fermée à gauche

Il est très fréquent de constater qu’un nouveau-né, avec l’inclinaison du dossier, a le corps qui sous son propre poids (effet de la gravité) se tasse de plus en plus, la tête est penchée et tombe sour le côté. Cette position met exactement la tête du bébé dans une position très favorable pour un aplatissement.

 

 

Dans le cosy.

position tête dans le cosy

position tête dans le cosy

Il n’est adapté que pour assurer au mieux la sécurité des bébés lors des  transports en voiture. Il ne devrait donc être utilisé que durant les voyages en voiture. Cependant il faut rajouter à cette durée d’usage au moins les poses entre les voyages. Il comprime et fige le corps du bébé. La tête est mise en rotation/inclinaison/flexion selon la forme du crâne et l’espace libre entre les cales latérales.

 

Dans le cocon. 

publicité cocoonababyIl se définit comme un couchage, le premier a être commercialisé avec une forme couchée, enveloppante. Il serait la réplique d’un couchage médicalisé, adapté pour certains grands prématurés. Symboliquement, il est très séduisant avec sa forme en oeuf et son look cocooning. Mais en fait, c’est une demi coquille fermée à l’espace limité, enrobée de mousse réactible. C’est malheureusement, la forme de couchage qui quand le bébé grandit, impose très rapidement une plus grande flexion puis torsion de la tête sur le côté et une compression de tout le corps en position regroupée.

Dans ces trois cas, nous constatons lors des traitements que si ces positions de couchage sont maintenues assez longtemps, elles peuvent favoriser la formation d’une plagiocéphalie posturale postérieure post naissance. Nous reconnaissons facilement à la localisation des zones plates le mode de couchage.

Regardez sur les différentes photos précédentes, la position de la tête et la localisation de l’appui postérieur de la tête.

Le pouf 

Il est très à la mode. Ce n’est pas un mode de couchage mais il doit aussi être analysé car très souvent utilisé précocement et durant des périodes assez longues. Le bébé est posé sur support plutôt mou, ce qui serait plutôt positif pour réduire les forces gravitationnelles déformantes. Cependant, ce qui peut apparaître comme un avantage, pose deux problèmes importants.

Le premier problème est dû au support qui est fuyant, trop souple à cause de la mobilité des petites boules de polyester. Les prises d’appui nécessaires pour bouger ne peuvent se faire correctement, le bébé a tendance à réduire sa mobilité et rester très passif dans son couchage.

D’autre part, le nouveau-né risque de garder et figer sa posture générale, il va reproduire ses schémas posturaux initiés durant la période fœtale et éventuellement modifiés et fixés par le modelage de la naissance.  Chaque volume du corps s’articule avec les voisins en compression ou étirement donnant un aspect visuel global du corps en fermeture sur un côté ou en boule ou en compression globale par ex.

C’est ce que nous appelons « la posture primitive ». Elle est très probablement une des causes principales du ressort corporel évoqué dans la rotation préférentielle de la tête.

Dans le coussin de grossesse 

coussin de grossesse

coussin de grossesse

Ce couchage pose les mêmes problèmes que le pouf, mais la souplesse du support est plus importante . Les paramètres de compression et d(immobilité sont majorés!

Regardez dans ce cas, la position de la tête qui est très en compression (grenouille),  les compressions locales et globale et bien sûr la posture primitive du bébé sont favorisées.

Mais le jour où maman est fatiguée, elle sait que son bébé va bien dormir et qu’elle  pourra un peu se reposer.

Question du jour :

Pourquoi mon bébé dort bien quand il est dans son cosy ou son transat?

La position proposée rassure la plupart des nouveau-nés. Le corps est en flexion, en regroupement et souvent en compression sur lui même. Cette position confortable pour le bébé permet souvent un meilleur sommeil.

Il est facile de constater qu’une gestuelle réduite du bébé a sur lui un effet de détente. Au contraire, des mouvements anarchiques surtout au niveau des bras, renforcent son excitation et parasitent les phases d’endormissement. Les coques, les cocons ou les transats proposent un espace limité ou préformé qui modèle la position du bébé et entraîne cette réduction de la gestuelle. L’emmaillotage procède aussi de cette manière.

Dans ces situations, les bébés ont un sommeil dit “de contact”.

lien internet : sommeil de contact

Le bébé dort mieux, plus longtemps et pleurs moins souvent.

Le désir de réduire les périodes de pleurs est souvent prioritaire et nous fait oublier ce que nous savons sur ces positions qui ne doivent pas être maintenues trop longtemps et qui sont contraignantes, pour la digestion, la respiration et la posture.

Il existe d’autre part, une sorte de piège comportemental pour les parents car comme le bébé est plus calme et son endormissement et son sommeil plus facile, il est tentant de le mettre de plus en plus souvent et longtemps dans ce type de couchage “tupperwear”.

5e article de la série les plagiocéphalies : les chignons‎

10
Avr

#1 TRANSAT, COSY, COCON Plagiocéphalie

Journée mondiale des plagiocéphalies 2016

 

3e article de la série les plagiocéphalies

Encore une observation biomécanique simple.

Nous avons séparé cette observation biomécanique des trois premières. Car à présent, la forme du support de la tête n’est plus plate mais inclinée. C’est ce qui se passe lorsque nous posons le bébé dans un cosy, un cocon, un transat, un pouf ou si nous glissons un oreiller, un plan incliné ou un système de cales sous sa tête. Les bébés prennent des positions qui ne sont pas sans rappeler la position fœtale et une évocation des images symboliques de confort, douceur et sécurité.

Mais cette prolongation de la position fœtale, sorte de 4e trimestre de grossesse est elle si bénéfique pour le bébé ? Observons les effets mécaniques et l’intensité des forces qu’impose cette position sur le crâne, les cervicales, les tissus du cou et la posture du corps en général.

Nous avons déjà vu que sur un support plat quand le bébé a la tête dans l’axe, celle-ci est fléchie et projetée en avant. Avec un support incliné, la position va encore plus dépendre de la forme arrière du crâne, la flexion et la projection de la tête sont majorées. (cela se traduit visuellement par le menton qui se rapproche du sternum). Observons cette position.

  • A l’avant, le cou disparaît passivement plus ou moins complétement (c’est l’image de la grenouille sans cou ou du double menton). L’espace du cou est fermé et sous tension.
  • A l’arrière, les forces appliquées au niveau de la zone de contact sont augmentées et les tensions seront majorées dans tous les tissus du cou et du haut du dos.
  • Cette position en flexion plus ou moins forte de la tête a aussi pour conséquence de raccourcir la longueur des muscles qui permettent la rotation de la tête. Ces muscles auront alors d’autant plus de difficulté à être actifs. La tête va rester encore plus immobile.

trois positions tête selon inclinaison du support

A l’évidence, le bébé pour retrouver un peu de confort, va essayer d’échapper à ses sensations désagréables. Il va fuir les tensions d’étirements perçues sur l’arrière de sa nuque. Son unique solution est de se mettre passivement en position de rotation sur un côté et d’inclinaison de l’autre côté. Mais cela n’est pas sans créer des effets secondaires. Les tissus digestifs et respiratoires de la partie antérieure du cou seront en torsion. Durant les phases de sommeil, le bébé plus hypotonique, risque de laisser passivement retomber sa tête en avant.

Surtout, cette position est celle qui favorise exactement l’aplatissement de la partie arrière latérale du crâne que nous retrouvons dans la plagiocéphalies posturales post naissance.

Dans la photo ci dessous. Vous pouvez observer dans un cosy la position de tête de deux jumeaux. Celui de droite à un crâne beaucoup plus long, ils ont chacun cherché une position confortable entre les cales latérales.

jumeaux aux crânes différents

jumeaux aux crânes différents

Réponse à la question du jour : 

Mon bébé aime toujours être en boule? Est ce que cela peut être gênant.

Durant les premières semaines, il est tout à fait normal qu’un bébé garde une position qui soit le prolongement de celles de la vie foetale, en flexion et regroupement. Retrouver ses références posturales sécurise et rassure le bébé confronté à la gravité depuis sa naissance.

Cependant cette forme générale du corps et de la tête ne nous renseigne pas sur la liberté de mouvement du bébé pour pouvoir adopter des positions adaptées ou imposées par ses nouvelles conditions de vie. Schématiquement, le corps du nouveau-né est constitué d’une somme de volumes articulés les uns aux autres (une sorte de bibendum Michelin). Cette somme de ballons va subir pendant la grossesse ou lors de l’accouchement des contraintes mécaniques d’étirement, de compression, de cisaillement. Ces forces  douces ou fortes vont laisser dans le corps différentes empreintes tissulaires.

Le nouveau-né va devoir lutter contre la gravité qui le plaque au sol et contre certaines positions qui créent des tensions musculaires, certains mouvements seront difficiles à réaliser.

Beaucoup de bébés supporteront très mal la position couchée à plat car leur corps sous les effets de la gravité devra obligatoirement s’ouvrir et cela créera des tensions désagréables. Lorsque nous trouvons la zone lombaire pliée sur elle même, il est possible que le bébé présente une constipation. Si le bébé a un problème de succion, il est très fréquent de trouver une compression entre le crâne, le cou et le thorax. Le bébé a un cou de grenouille. Si la tête ne peut se fléchir sur le cou, cela rendra la position de sommeil désagréable si le support est surélevée comme dans un transat.

Le bassin comprimé sur le bas du dos  ne s’enroulera pas et pourra perturber ou retarder l’acquisition du retournement sur le ventre. Le corps figé en forme de virgule crée une tension sur la tête et favorisera un allaitement facile sur un sein du côté fermé et rendra difficile celui-ci sur l’autre sein. La tension globale du corps comprimé en boule dans un utérus trop tonique augmentera le seuil de réactivité du bébé, il pleurera beaucoup plus facilement et fréquemment.

image accordéon

Nous ne pourrons pas ouvrir, fermer mettre en rotation le corps comme lorsque nous jouons d’un accordéon.

Nous pourrions décliner une longue liste de limitations de mouvements qui peuvent avoir un effet sur la qualité de vie et de confort du bébé.

Le bébé est souvent naturellement en position foetale mais il doit pouvoir être libre de fermer ou ouvrir son corps, de s’allonger etc. Tous ces mouvements doivent être testés, s’ils sont limités ou asymétriques, il faut les corriger. La modification de mobilité du corps du bébé doit être visuelle pour les parents au cours de la séance.

4e article de la série. #2 Suite article transat,cosy, cocon, pouf.

 

 

06
Avr

Plagiocéphalies = Tête toujours immobile?

La journée mondiale de la plagiocéphalie 2016

Article n°2 de la série plagiocéphalies: 

Plagiocéphalies : Les constats mécaniques

Quelques observations très simples, sur des principes mécaniques qui nous ont aidé à comprendre la posture (prise de position statique) et la liberté de mouvement (très réduite) de la tête du bébé quand il est couché à plat, sur le dos.

Le nouveau-né doit, ne peut et ne veut pas lutter contre la gravité.

Trois images schématiques

  • Rôles de la forme de la tête et de sa position par rapport au corps. Image du chignon.

 

La forme de la tête des nouveau-nés est généralement assez longue. La longueur arrière du crâne est relativement plus importante que celle de la partie antérieure avec la face.

A ceci s’ajoute le fait que le volume de la tête est en arrière relativement à la position du dos. (La nuque n’a physiologiquement aucune courbure puisque celle-ci sera acquise avec la posture debout).

Ces deux constats nous amènent à dire que le bébé a une forme de crâne qui serait comparable à celle d’un adulte avec un chignon à l’arrière et qu’il devra bouger sa tête avec cette forme particulière.

analogie dans la longueur

analogie dans la longueur

 

Pour avoir une meilleure compréhension,

plagiocéphalies la ligne du dos coupe l'arrière tête.

la ligne du dos coupe l’arrière tête.

il suffit de coucher sur le côté le nouveau-né, dans sa position naturelle. Vous constatez immédiatement et toujours que l’arrière de sa tête dépasse très largement la ligne de son dos.

 

 

 

Quand vous le remettez sur le dos, la tête dans l’axe est obligée de s’aligner sur la partie arrière du dos, elle doit avancer, elle est projetée en avant et se fléchie obligatoirement sur le cou.

 

plagiocéphalies tete projetee en avant

tête projetée en avant par sa forme arrière

Visualisez maintenant, une femme qui a un gros chignon à l’arrière de son crâne. Elle est assise dans un siège de TGV. Sa tête sera obligatoirement projetée en avant et fléchie. Pour obtenir stabilité et confort, elle mettra le chignon sur un côté, la tête en rotation. Le bébé couché vit exactement la même situation.

  • Recherche de stabilité et image de l’oeuf vertical.

Si vous posez un œuf vertical, il y a très peu de chance qu’il puisse rester dans cette position. Il va basculer sur le côté car cette position sera statique et stable.

Par contre, si on pouvait aplatir la base de l’œuf, celui-ci pourrait rester vertical sa surface de contact avec le sol serait suffisamment large pour permettre un équilibre statique, plus stable. La tête du bébé quand elle est dans l’axe ne partage qu’une toute petite surface de contact avec le matelas. Cette position est très instable, difficile à maintenir. Il préfère la laisser rouler sur le côté.

  • Un handicap mécanique qui réduit l’amplitude du mouvement (film du marteau)

Nous avons vu comment le placement de la tête du bébé sur le côté, lui est imposé pour résoudre des problèmes de stabilité et de confort. Maintenant, pourquoi ne peut il pas facilement la tourner, en fait la faire rouler et glisser vers l’autre côté ?

La forme arrière de son crâne est un véritable handicap mécanique qui lui impose un véritable effort dans la rotation vers le côté opposé. Il doit faire rouler et glisser sa tête, tout en la faisant monter pour esquiver la forme de chignon. L’appétence pour regarder de l’autre côté est rarement suffisante pour que le bébé est envie de réaliser ce mouvement complexe qui demande énergie et coordination motrice. Le conseil de la stimulation sensorielle est presque toujours inadapté dans les premières semaines.

Sur le petit film vous pouvez voir ce qui se passe mécaniquement avec l’analogie du mouvement de rotation d’un marteau en appui sur sa partie postérieure lorsqu’il passe d’un côté à l’autre et la force que cela demande pour monter et se mettre dans l’axe.

NB : le mouvement de glissement est absent mais cela ne change pas la démonstration.

 

Question du jour n°2.

On m’a dit de repositionner la tête de mon bébé de l’autre côté, le plus souvent possible. Pourquoi cela ne marche pas?

  • La rotation préférentielle peut être uniquement due à une cause biomécanique.

A l’arrière du crâne, il existe une partie plate décalée par rapport à l’axe central. Le bébé se pose sur elle et a naturellement le visage qui regarde sur un côté.

plagiocéphalies forme globale en banane convexe à gauche

forme globale en banane convexe à gauche

C’est  la forme globale de la tête est asymétrique, Il n’existe pas forcément de partie plate à l’arrière crâne.

Nous observerons toujours la même réponse du bébé qui recherche une position statique. Il la trouve sur le côté. L’adoption de cette position est d’autant plus adaptée qu’elle apporte une perception de grand confort au bébé.

 

  • Nous pouvons aussi trouver une cause plus physiologique qui peut exister de façon isolée mais elle est le plus fréquemment associée à la cause biomécanique. Il existe dans le corps du bébé une sorte de ressort, une tension tissulaire contraignante qui ne peut se détendre que par la rotation de la tête vers un côté.

Si la tête est tournée du côté opposé, la tension augmente et peut devenir désagréable ce que le bébé va bien sûr tenter d’éviter.

Ces deux causes ensembles entraînent ce que nous appelons couramment la rotation préférentielle de la tête. Si l’asymétrie du crâne est très forte ou si le ressort est très puissant, cela explique pourquoi dans certains cas, le repositionnement de la tête du côté opposé est totalement inefficace, voué à l’échec.

Le repositionnement est désagréable, inconfortable, perturbant. Dès que la tête est posée sur l’autre côté, le bébé s’empresse de la replacer du bon côté.

Nous aimerions partager « l’optimisme » de ceux qui préconisent uniquement le repositionnement systématique de la tête du côté opposé.

La réduction de la tension de ce ressort est un des objectifs thérapeutiques obligatoires pour un traitement efficace des plagiocéphalies. La nature du ressort demanderait un article à lui tout seul.

3e article de la série des plagiocéphalies 

Encore de la mécanique : Plagiocéphalie et tête surélevée par un support incliné.