04
Mai

pleurs du soir 2/2

Pleurs du soir

Pleurs du soir et dystonie : les hypothèses (2e Partie)

 

traitement ostéopathique nouveau-né

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De multiples hypothèses sont exposées pour expliquer ces crises.

 

 

L’hypothèse la plus commune.

Le premier signe d’apparition de la mise en place d’un rythme circadien est la survenue entre la 3e et la 4e semaine de vie d’un longue phase d’éveil, constitué d’un éveil agité qui se situe entre 17 et 22 h. Le plus souvent, c’est un moment d’éveil agité, très agité même, avec des pleurs incoercibles pouvant durer plusieurs heures. Ce point est capital à connaître car presque toujours « ces signes sont interprétés à tord comme des signes de faim ou de douleur abdominale ». Doc. Challamel

Les autres hypothèses.

  • La tombée de la nuit apparaît comme une source d’angoisses. Ceci serait inscrit très profondément dans notre phylogénèse, l’angoisse du passage à la nuit avec ses dangers réels et symboliques. En médecine chinoise, cela correspondrait à un état énergétique, en relation avec une phase horaire de plénitude du rein, avec comme émotion associée la peur.
  • Ce serait le résultat d’un trop plein de nervosité due à une participation de plus en plus éveillée aux activités qui se déroulent autour de bébé. Par ces cris, le bébé se décharge de ses tensions psychiques accumulées tout au long de la journée. Le système nerveux du bébé est immature et il semble que la découverte du monde puisse devenir une situation d’hyper stimulation qui dépasse ses capacités de curiosité. Le bébé accumule du stress dans la journée sans moyen de se défouler. Cette crise serait un moyen d’évacuation un excès de stress. Il y aurait une période fœtale en fin de journée où le bébé serait plus agité avec beaucoup de mouvements. Cela serait le même phénomène ou une résurgence.
  • L’hypothèse d’une quantité de sommeil insuffisante le jour ou des phases ultra courtes pourrait aussi créer ce surplus de tensions. Dans notre pratique, nous n’avons pas constaté de relation entre ces faits objectivables (quantité de sommeil) et le comportement des bébés (pleurs incoercibles) que nous suivons dans notre pratique clinique.
  • Certains bébés ont une réactivité très importante qui est lié à leur taux de sérotonine. Ils ont tendance à avoir le pied sur l’accélérateur plutôt que sur le frein (docteur Jean Paul Curtay). Ce sont des bébés, petits dormeurs plutôt actifs qui vont pleurer beaucoup plus et souvent.
  • Période d’hypertonicité

Le nourrisson doit adapter son cycle d’éveil/sommeil aux impératifs de son environnement. Il passe ainsi d’un sommeil polyphasique. C’est à dire avec des phases courtes de sommeil réparties tout le long des 24h, à un rythme biphasique qui différentie un cycle du jour et un de la nuit. Cela créerait une sorte de dette de sommeil qui se traduirait par des manifestations d’excitation généralisée.

Les émotions suscitées par les pleurs, l’incompréhension de la situation et finalement l’exaspération peuvent submerger les parents et les plonger dans un sentiment d’impuissance.

Notre premier constat est que ces pleurs ont comme originalité exceptionnelle de toujours débuter au même créneau horaire. Ils peuvent donc être différentiés et reconnus par rapport à tout autre forme de pleurs et de besoins.

Notre deuxième constat est que toutes les hypothèses évoquées se rejoignent pour nous dire que ces pleurs malgré leurs apparences ne sont pas dramatiques. Ils répondent à un besoin, ils servent à quelque chose, ils ont juste besoin d’être accompagnés par les parents.

Notre seul conseil est que la durée de la crise en durée est dépendante de la capacité que les parents auront de trouver des solutions personnelles pour ne pas subir et laisser croître leurs émotions.