Catégorie : sommeil bébé

18
Nov

Aider bébé à sortir ses gaz

Aider son bébé à sortir ses gaz

Voici un petit film qui vous permettra de revisiter un geste souvent utilisé mais dont l’efficacité reste très discutable. Vous allez découvrir et comprendre qu’il est facile d’en améliorer les effets ce qui soulagera votre bébé

Vous avez couché votre bébé sur le dos pour l’aider à sortir ses gaz. Vous utilisez ses deux jambes mises en position de lotus afin d’appuyer sur son ventre et ainsi augmenter la pression interne. Ce qui est supposé favoriser une meilleure sortie des gaz.

Film à lire ci dessous – cliquer sur « Sortir ses gaz »

gaz position

En fait, le bébé va réagir à votre appui sur ses jambes par une force de direction opposée. Si vous effectuez des petits gestes de circonvolution avec les jambes, cela risque de renforcer encore sa réaction inappropriée et rendre inefficace la poussée de ses abdominaux et de son diaphragme nécessaire pour diriger la pression dans son ventre et favoriser la sortie des gaz.

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08
Nov

sommeil bébé et son accouchement

Bébé peut il dormir pendant son accouchement ?

M.J. Challamel (chercheuse à l’INSERM) et M. Thirion (pédiatre) ont participé, il y a quelques années avec une équipe obstétricale de Lyon à une étude fort intéressante. Qu’en est il du sommeil du bébé pendant son accouchement? Celle-ci montrait que :

Le bébé dort pendant l’accouchement. Il ne se réveille qu’au moment des contractions utérines les plus fortes et de l’expulsion.

Le premier signe de souffrance de l’enfant au cours de l’accouchement est son réveil. Tant qu’il est bien, il dort. S’il a un problème, il se réveille.

L’accouchement ne serait il pas ce qui est communément dit « une épreuve de souffrance pour tous les bébés »?

Enfin, et c’est là un point essentiel. Cette étude a montré que les sédatifs donnés à la mère pendant l’accouchement dépriment très vite le système nerveux central du futur nouveau-né avec des modifications évidentes de l’électroencéphalogramme.

Source : Prosom MJ Challamel, M. Thirion – Inserm Lyon

08
Nov

pleurs du soir

Pleurs du soir

Un pleur spécifique à connaître et reconnaître, un état de dystonie

Tu pleurs

Toujours à la même heure

Tous les jours

Mon amour

 

Les pleurs du soir s’expriment par des crises souvent intenses, qui surviennent quotidiennement et toujours durant une tranche horaire qui commence en fin d’après midi. Ils ont de nombreuses appellations « dystonies du soir », « malaise du soir », « coup de lune », « désespoir du soir », « emballement du système d’éveil » ou encore « spleen du bébé ».

Unknown

Ces crises sont caractérisées par des pleurs dits « incoercibles », c’est-à-dire que rien ne peut les calmer. Toutes les solutions mise en œuvre par les parents s’avèrent la plupart du temps sans effet.

Les dysrythmies apparaissent le plus souvent à partir de la troisième semaine, ont une durée moyenne de trois heures et disparaissent spontanément au troisième mois. Toutefois, en dehors de ces moyennes, il peut y avoir de grandes disparités d’apparition, de disparition et surtout de durée.

En particulier, les crises durent et s’allongent en heure proportionnellement à l’intensité des émotions générées par cette situation, si les parents se laissent « embarquer à la dérive par les pleurs dans une situation d’émotions et de stress personnels ».

Ces pleurs, lorsqu’ils sont situés précisément dans ce créneau horaire, ne présentent aucun signe alarmant. A la différence des autres pleurs, ils ne sont pas un appel, ils ne signifient pas qu’il faille répondre à un besoin comme l’endormissement, la faim, la douleur, l’angoisse ou l’inconfort, et les parents ne peuvent pas les empêcher ou les arrêter.

 

Madame THIRION Pédiatre auteur d’un livre sur le sommeil nous livre en philosophe, cette merveilleuse remarque. « C’est le plus beau cadeau qu’un enfant puisse donner à ses parents, à sa maman. Qu’elle sache qu’elle ne peut pas tout faire pour son enfant ». Nous ne pourrions rajouter que ce pleur est « un cadeau très précoce ».

Si les parents comprennent à quoi correspondent ces pleurs, s’ils arrivent à leur donner sens. Ils peuvent les entendre avec beaucoup plus de sang froid, sans laisser s’emballer leur imagination et leurs émotions (ce que le bébé ressentira évidemment). Le sentiment d’impuissance dans cette situation peut être très pénible et dévalorisant pour les parents. La plus mauvaise solution pour cette situation est d’imaginer devoir et pouvoir faire cesser les pleurs. Ce qui risque fort de mettre en danger sa confiance en soi.

Ils pourront au contraire essayer de trouver une façon personnelle d’apaiser le bébé, d’être présent et de l’accompagner durant cette période transitoire. Ils peuvent dire au bébé qu’ils entendent son pleur et qu’il peut l’exprimer si c’est son besoin.

C’est la mise en place de situations « calmantes » pour tous, telles que le bain, le maintien d’un environnement calme, les paroles, les bercements dans les bras, parfois cela finira en tours de poussette ou en voiture (boulevard périphérique)!!! Ces méthodes peuvent peut être aider l’enfant à retrouver un peu de calme mais si cela ne marche pas, ce n’est ni le signe d’une incompétence, ni d’un échec personnel pour les parents.

Attention, même si cela part d’une bonne intention pour « couper » les pleurs, donner le sein peut s’avérer aussi une solution inappropriée à court terme et moyen terme.

16
Oct

Un pleur utile pour s’endormir?

On me dit « mon bébé ne pleurs jamais ». J’entends « mon bébé n’a pas le temps de pleurer. ».

bébé en position foetale confortable!

bébé endormi en position foetale

Le maternage actuel semblerait devoir être soumis à une pensée unique celle du moment…

Dans ce modèle de maternage, il serait totalement exclu l’idée de laisser pleurer un bébé. Ne serait ce que quelques minutes. Il faut donc être vigilant(e) pour essayer d’anticiper les pleurs du bébé et les couper au plus vite tant que cela est possible au risque bien sûr de ne pas pouvoir décoder les différents pleurs et agir selon le besoin du bébé. Cependant comme dans toute règle qui se veut exhaustive, il existe peut être une exception.

Pleurer serait il utile et nécessaire à l’endormissement des bébés? 

Il est une évidence pour les parents. Les pleurs sont un obstacle majeur à l’endormissement de leur nourrisson. C’est du bon sens, un bébé qui pleurs va s’énerver et ne pourra pas s’endormir. D’où la nécessité de devoir absolument couper les pleurs pour aider le bébé à s’endormir. Afin d’atteindre ce but d’anticiper ou calmer les pleurs, il existe deux moyens usuels: la mise au sein, prendre le bébé dans les bras. Le parent va alors endosser la mission d’endormir le bébé dans les bras  sommeil de contact mais cette solution a un prix. Dès que le parent souhaitera le poser, endormi sur un couchage, dans la très grande majorité des cas, il se réveillera immédiatement. sommeil bébé. Pourtant il semblait si lourd et bien endormi.

Il est un détail très important qui pourrait convaincre les derniers septiques. Ce schéma dans lequel de nombreux parents se sont reconnus n’existe que durant les phases d’endormissement pendant la journée. La nuit cela se passe beaucoup plus facilement pour le poser dans son berceau après qu’il ai fini de manger.

Ce schéma est présent (plus ou moins) pendant  les quatre premiers mois (et c’est curieux mais aussi avant 6 semaines quand le bébé ne différentie pas nuit et jour)!

La suite dans quelques jours. Devons nous le laisser pleurer?

 

28
Jan

Le sommeil de contact chez le bébé.

L’endormissement et le sommeil de contact

Nous allons évoquer ce type de sommeil pour les bébés jusqu’à 3 mois, cependant cette durée peut être allongée de quelques semaines.

 

Nous constatons souvent que les parents n’ont pas toujours reçu les informations nécessaires pour comprendre l’organisation du sommeil des bébés ; car ce dernier diffère totalement du modèle des adultes.

Cet endormissement de contact est plutôt naturel et efficace. Il répond souvent au désir d’anticiper ou de couper les pleurs à tout prix. Cependant, les conditions d’endormissement (position, portage, mouvement) ne devront pas varier pour qu’ensuite le sommeil puisse rester stable !

Les parents acceptent ou subissent plus ou moins les contraintes qui découlent de ces conditions relationnelles et environnementales et ce pour une durée plus ou moins longue.

Ce type d’endormissement fait partie des possibilités offertes aux parents pour endormir leur bébé, mais ce n’est pas le seul moyen ni forcément le meilleur…

En effet, couper les pleurs peut devenir contraire à la dynamique de l’endormissement et au besoin du bébé !

 

Que faut il pour un endormissement de contact?

Des conditions particulières sont nécessaires pour que l’endormissement et la stabilisation du sommeil puissent s’effectuer. Le bébé doit être au choix : au sein, dans les bras, sur le ventre d’un parent, en écharpe, sur un coussin d’allaitement, en co-dodo, dans un cosy, une poussette ou une voiture.

  • le corps du bébé est souvent regroupé comme en position fœtale.
  • Le nourrisson est mis dans une sorte de bulle relationnelle avec un parent. A défaut, il est posé sur un support enveloppant et/ou dans un espace plutôt clos.
  • Le bébé peut s’endormir immobile mais le plus souvent la finalisation du sommeil ne sera atteinte que par la mise en mouvement du bébé par un parent. Cela peut prendre la forme d’un balancement, d’un bercement ou grâce à un parent qui le porte mais doit en plus doit se mettre à marcher.
sommeil profond ?

sans clef pas de sommeil

Maintenant qu’il a été endormi et dort, j’aimerai bien le poser sur son espace de couchage. Il faut le sortir des bras ou de l’écharpe, le décoller de mon ventre, le sortir du porte bébé, du cosy ou arrêter le voyage en poussette ou en voiture.

Comment pouvons-nous sortir de cette situation avec notre bébé toujours endormi?

Pour quelques bébés, cela ne changera rien à leur sommeil.

Mais statistiquement, pour tous les autres, la réaction sera quasiment identique.

C’est stupéfiant. Le sommeil peut s’interrompre à la seconde.

le sommeil de contact un moyen d'endormissement

sommeil bébé contact

C’est comme avec une clef de contact dès que nous la retirons, le moteur s’arrête.

– « Je l’ai endormi dans mes bras ou sur mon ventre mais lorsque je tente de le poser sur un couchage, il se réveille immédiatement. Pourtant le sommeil semblait si profond, le bébé était si lourd dans les bras »

–  « Je me promène avec mon bébé dans la poussette où il a été endormi et je rencontre sur le chemin ma voisine. Nous entamons, une petite discussion en restant immobiles. Le bébé se réveille presque aussitôt en pleurant ».

– Il y a aussi dans certains cas les tours en voiture pour endormir ou maintenir endormi bébé. Mais il faut se méfier des feux rouges et des embouteillages, l’arrêt de la voiture risque d’être fatal.

Ces exemples nous montrent que si l’endormissement peut être facile dans ces conditions.

Il apparaît très souvent extrêmement difficile de maintenir un sommeil stable lorsque nous tentons ensuite de modifier le contexte relationnel ou environnemental qui a créé un véritable lien de dépendance.

Quelques sont ces dépendances imposées par les conditions du sommeil de contact.

Les parents admettent que devant le risque d’un réveil plus que probable, ils ont préféré garder le bébé endormi sur leur ventre pendant des périodes beaucoup plus longues que prévues. « Pour ceux qui peuvent se l’autoriser cela permet de s’accorder une petite sieste ».

 

  • Le portage du bébé, le jour dans les bras ou en écharpe peut devenir systématique et subi pendant des heures.
  • Comment respire le bébé?

    portage très fermé!

    Bien sûr, ainsi et c’est peut être en fait l’objectif, ce bébé ne pleure presque jamais. Nous sortons du portage câlin ou pratique pour un portage obligatoire. Cela risque d’être le cauchemar des personnels des crèches qui devront à leur tour obligatoirement porter ces bébés toute la journée et elles en ont plusieurs en garde!

  • Il y a aussi l’usage trop précoce et surtout pendant des durées beaucoup trop longues des transats, des cocons, des coques ou autres poufs qui compriment, tassent et immobilisent beaucoup le corps des bébés. Mais cette posture peut faciliter le sommeil!
bébé très fermé sur lui

sommeil de contact par substitution

La durée excessive de ces postures imposées au bébé est dénoncée par les professionnels de santé. C’est contraire à la notion de motricité libre et au travail des ostéopathes pour un grandir harmonieux des nourrissons.

  • Les mamans déclarent que leur bébé, le jour ne pleure presque jamais, qu’il demande fréquemment le sein, qu’il s’y endort et est très souvent porté dans les bras ou en écharpe.

 

« Quand on est parent, nous pouvons nous interroger sur ce que nous faisons sans pour autant mettre en cause nos capacités»  

Claude Halmos Psychanalyste

Cet article a été conçu en deux parties. Cela nous permettra de partager avec vous quelques réflexions sur le sommeil de contact et des solutions alternatives pour l’endormissement de votre bébé et le sommeil de tous.

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